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50 manifestants contre la lesbophobie à Segré... |
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Sous la pluie, la marche de soutien, menée par Stéphane Corbin, le président de Quazar a drainé une cinquantaine de participants.
Hier soir, la marche symbolique de Quazar en faveur de Jessica et Virginie a été suivie par une cinquantaine de personnes.
Au rendez-vous hier, à 18 h 30 place de la République à Segré, le lieu des faits, ils étaient une cinquantaine à être venus exprimer leur soutien à Jessica et Virginie.
Les deux lesbiennes, dont le harcèlement par une vingtaine de jeunes avait atteint son point culminant début juin (lire dans notre édition d'hier), étaient bien entendu dans les rangs. Deux jeunes femmes soulagées de « récupérer » depuis leur déménagement dans une ville proche.
À leurs côtés, des militantes du Planning familial 49 revêtues de tee-shirts de la Gay pride. Une dizaine d'élus de la liste « Ambition partagée » du maire Gilles Grimaud. Le NPA. Le Parti socialiste. Les Verts... La CGT.
Et d'autres citoyens. Comme des homosexuels revendiqués. À l'image de Jean-Marie, ancien fleuriste à Segré. Ce dernier évoque « une erreur de casting, dans une ville où beaucoup d'homos vivent bien ». Il estime néanmoins « important de défendre ce choix de vie ». Ainsi confie-t-il avoir demandé le licenciement en 2001, quand il exerçait dans la fonction publique, pour « pressions homophobes ».
Reçus à la mairie et à la sous-préfecture
Aux manettes de la manifestation, Stéphane Corbin, le président de Quazar. Son message : « Peu importe le nombre. Nous ne sommes pas là pour dire que Segré est homophobe, mais pour que cela ne se reproduise plus. Nous voulons obtenir une réponse sociale des pouvoirs publics. Et surtout, avec ce précédent, qu'une alerte soit mise en place entre gendarmerie, préfecture et pouvoirs publics. » Et ce pour quelle discrimination que ce soit.
Dans un climat orageux et sous une pluie tenace, le cortège a alors déambulé dans le centre-ville, jusqu'à la mairie d'abord.
Quatre représentants (Quazar, CGT, Parti socialiste et Planning familial) ont rencontré Monique Gasnier, la première adjointe.
Une réunion « informelle » au cours de laquelle un rendez-vous a été fixé lundi avec le maire, absent hier. Le groupe est sorti satisfait. Le cortège, plus clairsemé, s'est alors rendu à la sous-préfecture. Les quatre mêmes personnes ont été reçues.