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« 100 000 ha sous l’eau, 23 km de digues détruites, 30 morts » : la crue de 1856 qui a inondé Trélazé... |
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Gravures d’une époque où l’on prenait peu de photos : début 1856, la Loire envahit la vallée de l’Authion et inonde les Ardoisières de Trélazé. © CO
La levée s’est brisée dans la nuit du 3 au 4 juin 1856 à La Chapelle-sur-Loire (Indre-et-Loire) au nord de Chinon. Selon les historiens, cette crue a recouvert près de 100 000 hectares.
En Anjou, tout le monde connaît l’année 1910. Elle est classée comme la crue centennale, à partir de laquelle les cotes d’alerte sont positionnées. Mais cette crue a surtout concerné la partie de la Loire de Bouchemaine jusqu’à Nantes. En amont, les habitants de la vallée, eux, ont en mémoire la crue de 1856.
 Dans la nuit du 3 au 4 juin 1856, la levée se brise à La Chapelle-sur-LoireÂ
, raconte Nicolas, guide à l’association de la Maison de la Loire en Anjou, qui anime Loire-Odyssée à Saint-Mathurin-sur-Loire. Au petit matin, le tocsin sonne à la volée dans les communes situées entre Saumur et Angers.  L’eau s’engouffre dans la vallée. Il y avait un mètre d’eau dans la gare de Saint-Mathurin, deux mètres à Beaufort-en-ValléeÂ
, précise-t-il.
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Selon les historiens, cette crue a recouvert près de 100 000 hectares, détruit près de 23 km de digues et provoqué la mort d’une trentaine de personnes en Maine-et-Loire. À Trélazé, la carrière des Ardoisières a même été engloutie, provoquant l’arrêt de la production durant plusieurs mois.